Prise de tête

rimaille

Sorcière

le 13/07/2005 à 21h02
Une vague idée,
De ce qui est embusqué,
Prêt à t’attraper,
Afin de t’emmener,
Dans les ténèbres.

Cette chose n’est pas célèbre,
Aucun film ne parle d’elle,
Son nom n’est ni Carabosse niRapunzel.

Si tu la rencontres un soir,
La nuit dans le noir,
Tu ne pourras pas la voir,
Jusqu’au moment où elle te feras choir,
Dans un puit sans fond,
Dans lequel elle te rejoindra d’un bond.

Le reste n’est pas visible,
Car c’est vraiment trop horrible !

Amie psychédélice

le 15/07/2005 à 13h40
Ca cache quelque chose,
Mais je n’en suis pas sûre !
Je crois qu’elle n’a pas eut sa dose
D’héro
Pure !

Quand j’tape son numéro,
Je tombe sur le répondeur,
Et ça me fait peur,
Parce qu’elle est quelque part,
Cherchant son fournisseur.

Hagard,
J’la cherche
Dans les bars,
Les cars, les gares,
J’la cherche,
Mais elle n’est nulle part !

Quelques heures plus tard,
La sonnerie de mon portable retentit
Je répondit d’un ton rogue !
Et mon interlocuteur me dit :
« On vous attend à la morgue ! »

La starlette

le 15/07/2005 à 15h22
Elle,
Beautiful girl,
Soit belle,
Et fermes ta gueule !

On te d’mande pas d’penser,
Juste de sourire,
Et faire semblant d’chanter,
Jusqu’à c’qu’on t’vire !

Artifices,
De rouquine sans cervelle,
Pour paraître bien superficielle,
Image lisse,
Parfait stéréotype,
Auquel elle s’agrippe,
Pour conserver sa place,
Faut pas que le public se lasse,
Pourtant, immanquablement,
Ca arrive !
Au revoir ma copine,
La rouquine...

Corrompu

le 16/07/2005 à 01h29
Ma vie sur Terre, cette histoire
Est ma biographie...
Mon âme parait-il était noire
J’étais riche et mafieux
J’avais la belle vie
Le fric et le sang étaient mes seuls enjeux
Le malheur des autres, j’y pensait
Pour en profiter, sinon je m’en foutait
La peste et le choléra
Même combat
Du moment qu’elle viennent pas par là...
La misère et la guerre
Qu’est-ce que j’en ai à faire

Au bout du compte, j’ai eu une attaque,
Une crise cardiaque
Et j’en suis mort
Mon âme sortit de mon corps

Plus tard, j’arrivais au bord du Styx
La rivière qui sépare Vie et Mort
Dans la longue file d’attente
Je provoquais une rixe
Afin de passer devant une paire de tantes
Je soudoyait le Passeur
Pour qu’il me fasse traverser en douceur

Une fois en Enfer
En bon homme d’affaires
J’ai marchandé ma place au Démon
Qui me fit patienter dans le salon
Un petit coup de fil au loin
A ma banque des îles Caïman
Et j’envoie un joli pot de vin
A Dieu le père
Et au gardien St Pierre

Alors me voilà au ciel
Parmi les anges couvert de fleurs, de vahinés et de miel
J’ai pas morflé,
J’ai bien payé
Je peux reposer dans les nuages
Regarder, et rigoler
D’en haut, le paysage

Hold-up sanglant

le 22/08/2005 à 01h30

En un temps record,

 


 


N’oublions pas l’accord,

 


 


Ne changez pas de bord,

 


 


Une bâche couverte d’ichor

 


 


Ici, nous ne sommes plus les plus forts

 


 


 

 


 


Alors,

 


 


D’abord,

 


 


Débarrasse nous du corps !

 


 

Poing

le 30/08/2005 à 22h25


Une colère, rien qu’une seule,

Lui fait dépasser le seuil

De l’éther,

Tombe à terre

Il la roue (sans pitié)

De bleus et de coups,

Coup du pied

Et coup du sort,

Echymose,

Rien qui n’ose, qui s’oppose,

Elle attend

Sur le parquet, la tête enflée,

Qu’il redevienne aimant....

Faut pas attendre !

Tire-toi, et vite fait !

Il n’a rien de tendre !

Regarde ce qu’il t’as fais !

C’est pas juste une erreur,

Que d’inspirer la terreur !

C’est dur mais c’est comme ça !

Faut te tirer de là,

Si tu veux pas finir à plat

Dans un joli cercueil en bois !

 

Odé ama

le 18/09/2005 à 22h44

Où sont les cieux ?

 


 


Pourtant j’ai quitté le sol ?

 


 


Alors où est le ciel,

 


 


Où sont les cieux...

 


 


 

 


 


        Je suis perdu dans ses yeux,

 


 


        Tes yeux

 


 


        Mon ravissant jeune dieu...

 


 


 

 


 


Où sont les cieux ?

 


 


        J’ai quitté la Terre,     

 


 


                                        de mes pairs...

 


 


        Je m’envole,

 


 


Vers quelle étoile ! Brillante luciole, scintille,

 


 


        Au plus profond de ses pupilles...

 


 


 

 


 


Le vers est dans la pomme...

 


 


        Comment contempler un ange ?

 


 


Le coeur renversé, les sens m’abandonne,

 


 


Avant que du regard il se venge...

 


 


 

 


 


Où sont les cieux ? et où suis-je ?

 


 


  Moi qui suis ailleurs et que sa lueur, opalescente, dirige

 


 


    Le dieu est changeant...

 


 


        Je perd pied, il me rattrape aisément...

 


 


 

 


 


Le jeune dieu aux doux yeux bruns...

 


 


  Tel est le brillant démon que l’on craint...

 


 


    Sa joue de velours, ses doigts fins,

 


 


        Ses lèvres soyeuses et fraîches sur ma gorge...

 


 


De sang, mon divin démon se gorge...

 


 


 

 


 


« Cela n’aurait pas dû... »

 


Slive, la fée empoisonneuse

le 19/09/2005 à 20h35

Elle est empoisonnée,

 


 


Arsenic ou ciguë,

 


 


Elle a tout vu...


                 

 


 


Si vous y goûtez,

 


 


Si vous y touchez,

 


 


Vos entrailles vont se dissoudre,

 


 


Vous n’tiendrez plus qu’dans un dé à coudre !

 


 


 

 


 


C’est au cyanure qu’elle carbure

 


 


Elle foudroie, et vous noie,

 


 


Dans un océan d’acide,

 


 


Qui vous brûle de l’intérieur,

 


 


Jusqu’à ce que tout devienne limpide :

 


 


Ce n’était certainement pas une fleur !

 


 


 

 


 


Avant que vous ne passiez sur l’autre rive,

 


 


Avant que la mort n’arrive,

 


 


Rappelez-vous la fée Slive,

 


 


Et ses charmes empoisonnés !

 


 


Mais déjà, vous voilà emporté !

 


 

Louverie

le 06/01/2006 à 17h07
La nuit se répand,

Tel un cauchemar,

Un disque blanc,

Une ombre noire,

 

Désir de sang

File dans ses veines

Elle attend

Que le loup la prenne

 

Car la Mort est en chemin ; elle l’apelle

En un douloureux hurlement,

Le loup la veut, elle

Il brille déjà dans ses prunelles

 

Elle s’évade par la fenêtre,

Se débarasse de toutes ses guêtres,

Se met à courir dans la forêt

Hume l’air frais,

Plonge dans les feuilles

Et part à la traque d’un chevreuil

 

Sa fourrure est brune,

Ses yeux pâles,

Hantés par des runes

De la malédiction ancestrale

 

Silhouette lupine,

Se détachant au clair de lune,

Les étoiles se couvrent une par une,

Un frisson lui parcourrut l’échine

        Elle  tombe...

 

A l’aube, elle se réveille paresseusement,

Et voit alors dans les premières lueurs matinales

Ses draps jadis d’un blanc monacale

Tachés, de boue, d’humus et de sang,

          Déchiquetés...

 

Elle s’écroule pour pleurer

Ennui qui mord

le 07/01/2006 à 20h16

(j'ai écrit ce poème en cours d'espagnol, parce que la prof refusais de nous laisser sortir après le contrôle, alors qu'on avait fini les cours et le contrôle)


 


L’ennui, l’ennui, ennui

Ennui est morne

L’ennui, l’ennui, ennui

Ennui, je grogne

L’ennui, l’ennui, ennui

Tu m’emprisonnes

Dans une tour de fer,

Où aucuns sons, et aucunes lumières,

Ne me parviennent

Qu’à cela ne tiennent !

 

Et sonne, sonne, et sonne

Alors que résonne

Ennui, ennui, sonne le glas

Qui me délivrera

De cette grise prison

Sonne, sonne, et résonne,

Les échos de cette chanson

« Partons ! »

 

 

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