En un temps record,
N’oublions pas l’accord,
Ne changez pas de bord,
Une bâche couverte d’ichor
Ici, nous ne sommes plus les plus forts
Alors,
D’abord,
Débarrasse nous du corps !
Une colère, rien qu’une seule,
Lui fait dépasser le seuil
De l’éther,
Tombe à terre
Il la roue (sans pitié)
De bleus et de coups,
Coup du pied
Et coup du sort,
Echymose,
Rien qui n’ose, qui s’oppose,
Elle attend
Sur le parquet, la tête enflée,
Qu’il redevienne aimant....
Faut pas attendre !
Tire-toi, et vite fait !
Il n’a rien de tendre !
Regarde ce qu’il t’as fais !
C’est pas juste une erreur,
Que d’inspirer la terreur !
C’est dur mais c’est comme ça !
Faut te tirer de là,
Si tu veux pas finir à plat
Dans un joli cercueil en bois !
Où sont les cieux ?
Pourtant j’ai quitté le sol ?
Alors où est le ciel,
Où sont les cieux...
Je suis perdu dans ses yeux,
Tes yeux
Mon ravissant jeune dieu...
Où sont les cieux ?
J’ai quitté la Terre,
de mes pairs...
Je m’envole,
Vers quelle étoile ! Brillante luciole, scintille,
Au plus profond de ses pupilles...
Le vers est dans la pomme...
Comment contempler un ange ?
Le coeur renversé, les sens m’abandonne,
Avant que du regard il se venge...
Où sont les cieux ? et où suis-je ?
Moi qui suis ailleurs et que sa lueur, opalescente, dirige
Le dieu est changeant...
Je perd pied, il me rattrape aisément...
Le jeune dieu aux doux yeux bruns...
Tel est le brillant démon que l’on craint...
Sa joue de velours, ses doigts fins,
Ses lèvres soyeuses et fraîches sur ma gorge...
De sang, mon divin démon se gorge...
Elle est empoisonnée,
Arsenic ou ciguë,
Elle a tout vu...
Si vous y goûtez,
Si vous y touchez,
Vos entrailles vont se dissoudre,
Vous n’tiendrez plus qu’dans un dé à coudre !
C’est au cyanure qu’elle carbure
Elle foudroie, et vous noie,
Dans un océan d’acide,
Qui vous brûle de l’intérieur,
Jusqu’à ce que tout devienne limpide :
Ce n’était certainement pas une fleur !
Avant que vous ne passiez sur l’autre rive,
Avant que la mort n’arrive,
Rappelez-vous la fée Slive,
Et ses charmes empoisonnés !
Mais déjà, vous voilà emporté !
(j'ai écrit ce poème en cours d'espagnol, parce que la prof refusais de nous laisser sortir après le contrôle, alors qu'on avait fini les cours et le contrôle)
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