Prise de tête

lecto

Cyrano

le 06/07/2005 à 20h03
L'un de mes livres favoris est "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand. J'ai même un passage préféré :
(Le vicomte vient d'insulter maladroitement Cyrano en disant "Vous avez un nez très grand !" et Cyrano va lui donner une leçon de verve)
Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! On pourrait dire...Oh ! Dieu !..bien des choses en somme. En variant le ton, -par exemple, tenez :
Agressif :"Moi, monsieur, si j'avais un tel nez, il faudrait sur le champs que je l'amputasse !"
Amical : "Mais il doit tremper dans votre tasse : pour boire faites-vous fabriquer un hanap !"
Descriptif : "C'est un roc !...c'est un pic !...c'est un cap ! Que dis-je, un cap ?...C'est une péninsule !"
Curieux :" De quoi sert cette oblongue capsule ? D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ?"
Gracieux : "Aimez-vous à ce point les oiseaux que paternellement vous vous préoccupâtes de tendre ce perchoir à leurs petites pattes ?"
Truculent : "Cà, monsieur, lorsque vous pétunez, la vapeur du tabac vous sort-elle du nez sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ?"
Prévenant : "Gardez-vous, votre tête entraînée par ce poids, de tomber en avant sur le sol !"
Tendre : "Faites-lui faire un petit parasol de peur qe sa couleur au soleil ne se fane !"
Pédant : "L'animal seul, monsieur, qu'Aristophane appelle Hippocampéléphantocamélos dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os !"
Cavalier : "Quoi l'ami, ce croc est à la mode ? Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode !"
Emphatique : "Aucun vent ne peut, nez magistral, t'enrhumer tout entier, excepté le mistral !"
Dramatique : "C'est la Mer Rouge quand il saigne !"
Admiratif : "Pour un parfumeur, quelle enseigne !"
Lyrique : "Est-ce une conque, êtes-vous un triton ?"
Naïf : "Ce monument, quand le visite-t-on ?"
Respectueux : "Souffrez, monsieur, qu'on vous salue, c'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue !"
Campagnard : "Hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain ! C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain !"
Militaire : "Pointez contre cavalerie !"
Pratique : "Voulez-vous le mettre en loterie ? Assurément, monsieur, ce sera le gros lot !"
Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot : "Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître, a détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître !"

ça, c'est que Brice de Nice aurait un apellé un super cassage !!!! (enfin, s'il avait compris)

Le collège invisible

le 12/08/2005 à 19h49

C'est l'histoire d'un jeune garçon à lunettes qui est inscrit dans une école de magie. ça vous dit quelque chose ? Et bien c'est normal, car cette bande dessinée s'inspire largement de Harry Potter, mais aussi du Seigneur des Anneaux et de Star Wars.


Guillaume -c'est le héros- vit une vie très palpitante. Son animal familier est un dragon (et non une stupide chouette, comme son cousin), son meilleur ami est un loup garou (c'est quand même plus cool qu'avoir un rouquin comme meilleur ami, comme son cousin) et il côtoit les elfes, les trolls et les fées, qui l'ont élu Protecteur du Petit Peuple. Sauf qu'il y a un seul petit problème : Guillaume ne touche pas une bille en magie. Il est nul, c'est une vraie quiche; en bref, un cancre. Alors forcément, c'est encore plus dur...


Bien que le graphisme ne soit pas des plus beaux, les histoires sont originales, les situations comiques et les références plutôt savoureuses. Une BD sympa quoi !

Ouvre-moi

le 26/09/2005 à 18h59

Chaque soir c'est la même chose.
J'ai toujours l'impression de rêver.
    Je vais me brosser les dents, j'enfile ma chemise de nuit et je  vais me coucher en éteignant ma lampe de chevet...
Depuis un mois environ, je me réveille en pleine nuit et je me lève regarder à ma fenêtre.
Immanquablement, il est là.
Il est debout, sous ma fenêtre à attendre je ne sais trop quoi dans l'obscurité de ma rue sans réverbères.
Je n'ai pas osé l'invectiver, ni même appeller les flics. Je n'ai jamais ouvert ma fenêtre en fait. J'ai peur, bien qu'il soit trop éloigné, que d'un bond, il franchisse le balcon.
Je crois qu'il attend que je lui ouvre.
Mais je m'en garde bien. Sa peau est trop pâle, ses yeux trop brillants, son attitude trop étrange.
Pourtant, il me fait pitié; il ressemble à un jeune chiot qu'on aurait abandonné. Il a besoin d'être invité pour entrer.

Je fais d'horribles cauchemars. Ils reviennent sans cesse dès lors que je retourne dormir, lassée du spectacle du garçon en bas. En bas, nous y allons tous.
Dans mes rêves, il y a du sang. La mort par les crocs du loup.
Ils m'épuisent, me vident de mon énergies, de ma force de résistance. Pire, il m'affolent, me tentent à ouvrir, à succomber au charme qu'il exerce, lui, en bas, qui attend patiemment...

Sky doll

le 12/10/2005 à 21h15

        "Heu...Bonjour Dieu ! Tu as un moment ?"


 


Une magnifique Bande dessinée. Sans conteste ma préférée ! Elle est superbe !


L'histoire est captivante; ça se passe dans un monde futuriste, où la Papauté a le Pouvoir. C'est la tyrannie et la détérioration du spirituel; la religion prônée par la papesse Ludovique a pour mots d'ordre marketting et débauche en tous genres.


Dans cet univers en perdition, Noa, une jolie poupée bio-mécanique, tente de trouver sa place et part à la recherche d'une identité.


 


Le graphisme est splendide, inspiré des Walt Disney, des mangas; et les couleurs, plutôt des années pop.


Un chef d'oeuvre !

Le portrait

le 02/11/2005 à 17h55

18ème siècle, Angleterre


Il peignait brutalement, avec une rage mal contenue. Le rouge de sa peinture giclait sur les murs; il tailladait la toile de ses coups de pinceau. Autant de coups de couteau pour celui qui le regardait; c'était son portrait.


_ Pourquoi tu fais ça ? demanda le garçon.


Mais il n'obtint aucune réponse...


_ Dorian ?


Mais ce dernier continuait de peindre avec fureur. Il traça une grande balafre sur le visage peint.


Derrière lui, le garçon frissonna.


_ Dorian ?


Le peintre crispa les doigts sur son pinceau. Le portrait commençait à se tordre sous les coulées de peinture vermillon.


Le garçon sentit une chaleur étrange parcourir sa figure et une série de picotements de plus en plus forts.


_ Dorian ! s'écria t-il, effrayé.


Mais le jeune homme n'écoutait pas; il donnait de violents coups de pinceau au portrait de son frère.


Le garçon tomba à genoux, les mains sur le visage.


_ Dorian, je t'en prie ! sanglota t-il.


Mais l'autre continuait à zébrer le portrait, jusqu'à ce que le visage ressemble à un magma carmin.


_ Arrêêêêêête ! hurla l'enfant, recroquevillé sur le sol.


Le peintre continua néanmoins sa sanglante besogne...

Anita Blake

le 30/11/2005 à 17h08

Voilà, j'ai découvert une série de romans fantastiques. ça raconte les aventures d'Anita Blake, une réanimatrice de zombies et tueuse de vampires officielle, à St Louis (Missouri, USA), où les vampires (ainsi que les lycantropes, les sorciers, les fairies, et j'en passe et des meilleurs...) sont reconnus comme citoyens américains.


Ces romans sont violents, sensuels. Et mieux, j'adore les répliques de l'héroïne, qui ai poursuivi des assiduités d'un vampire français au nom ridicule (mais hyper sexy), et un loup-garou sensible mais loup tout de même.


Allez, quelques répliques pour vous faire rire :


 


Je suis faible; faites-moi un procès !

 


 


S'il avait vraiment voulu gagner la guerre, il n'aurait eu qu'à se désaper. J'aurais immédiatement agité le drapeau blanc et applaudi.

 


 


Anita vient de coucher avec le vampire; le loup et elle ont une violente dispute :


_ Tu as baisé avec un cadavre la nuit dernière. C'était bon ?


_ Ouais, c'était bon. (tu m'étonnes, lol !)

 


 


_ Ou il se mettait en quête d'un fast-food, ou il mangeait Lawrence. J'ai pensé que tu préférerais la première solution...

 


 


_ Vous êtes vraiment un fils de pute !


_ Ah, ma petite, comment pourrais-je te résister quand ta voix est comme du miel et que tu me murmures d'aussi doux surnoms ?

 


 


_ C'est presque l'aube. Vous n'avez pas un cercueil à regagner en rampant ?

 


 


_ Tous les exécuteurs de Marcus sont-ils des enfoirés ?


_ C'était une insulte ?


_ Si vous êtes obligé de le demander...Oui, c'en était une.

 


 


Je déglutis avec peine. Je n'aurais pas dû. Lui gerber dessus aurait été mieux.

 


 


Il eut le même sourire que celui que le serpent a dû adresser à Eve dans le jardin d'Eden. Tu n'as pas envie d'une belle pomme rouge, fillette ?

 



(ces citations sont tirés de la série Anita Blake, de Laurell K. Hamilton, aux éditions Fleuve noir)


 

Délires Vampiresk

le 01/01/2006 à 02h29

Comme je vous l'ai déjà dit, je suis fan de la série de bouquins écrits par Laurell.K Hamilton "Anita Blake".


Et il se trouve qu'à Noël, j'ai eu les trois livres qui me manquaient. Bon, maintenant, j'ai presque fini le troisième (je ne les ai pas ouvert tout de suite, pour préserver un peu de suspense).


Menfin du coup, j'ai pleins de nouvelles répliques savoureuses à vous faire partager...


 


_ Je vous arrêterai, Señora Salvador. Par n'importe quel moyen.


_ Utilise la magie mortelle contre moi et c'est toi qui périras, Anita.


_ Je pensais à quelque chose de plus terre à terre, comme une balle.


[...]


_ J'ai dit  que je vous tirerais une balle, pas que je vous tuerais, n'est-ce pas ?


(Nuance)


 


Jason (21 ans), loup-garou dragueur de la bande, en costard-cravate.


_ De quoi j'ai l'air ?


Réponse d'Anita :


_ D'un homme.


_ On dirait que ça te surprend.


_ C'est juste que je n'ai pas l'habitude que tu ressembles à un adulte.


Il avança la lèvre inférieure en une moue boudeuse.


_ Tu m'as déjà vu pratiquement à poil, et tu n'as pas trouvé que je ressemblais à un adulte ?


 


Dans un avion, tout le monde est serré comme des sardines. Mais bon, Jason en fait un peu trop...


Anita intervient :


_ Jason, laisse respirer Cherry.


Il se pressa davantage contre cette dernière.


_ Zane m'a embrassé pour que je me pousse.


_ Moi je vais t'arracher le nez avec mes dents si tu ne te pousses pas, menaça Cherry avec une grimace qui découvrit ses crocs.


[...]


Commentaire d'Anita, avec Nathaniel serré contre ses genoux...


Nathaniel essaye toujours de me toucher, et il s'y prend tellement bien que la plupart du temps, si je râlais, je passerais vraiment pour une em*erdeuse.


 


Anita donne des instructions à sa petite équipe de lycanthropes. Mais elle oublie quelqu'un...


_ Et moi ? lança Nathaniel.


_ Remets ta chemise et reste là avec le cercueil. ça marquerait mal si quelqu'un se tirait avec Damian.


(C'est vrai !! C'était risqué avec moi dans les parages !)


_ Je connais des tas de nanas qui me paieraient pour que j'enlève cette chemise.


_ Dommage pour toi que je ne sois pas l'une d'elles.


_ Ouais, dommage.

Petits DV entre amis...

le 01/01/2006 à 03h01

Bon, je viens de me rendre compte qu'il en manque. Je les ajoute....


 


Jean-Claude (ouais, je sais, pour un vampire, ça craint) lança une longue jambe gainée de cuir par-dessus l'accoudoir du fauteuil et se releva souplement. Aussi gracieux qu'un danseur, aussi provoquant qu'une strip-teaseuse.


[...]


Toujours à propos du même :


Quand il le désire, il a le chic pour rendre obscène le plus anodin de ses gestes, pour mettre des sous-entendus lascifs dans la moindre de ses expressions, pour susciter en vous des pensées interdites aux moins de dix-huit ans.


 


Encore et toujours à propos du même :


_ Tu as toujours eu la langue bien pendue...Et pas seulement au sens figuré.


 


Re-au sujet de de J-C :


_ Tu ne le trouve pas magnifique ?


_ Si, répondit Anita, mais les tigres le sont aussi, et je n'ai pas envie de coucher avec eux pour autant. (mdrrrrrrr)


 


Le vampire et le loup-garou se disputent pour Anita :


_ Il n'est pas plus humain que moi, ma petite, persifla Jean-Claude.


_ Au moins, je ne suis pas mort, répliqua Richard.


_ Je peux y remédier très facilement.


[...]


_ Si vous faites du mal à Richard je vous tuerai.


_ Il compte tant que ça pour toi ?


_ Non : c'est vous qui ne signifiez rien.


(Cassssssssssssé. Franchement, ça c'est du cassage !)


 


Philosophie d'Anita Blake, exécutrice de vampires renégats :


Selon la loi, une personne est innocente jusqu'à ce qu'on puisse prouver sa culpabilité. Quand on a vu autant d'horreurs que moi, on considère les gens comme coupables jusqu'à ce qu'ils apportent une preuve de leur innocence.


 


Anita dans un restaurant chic :


_ Vu les prix, vous devriez amener la vache vivante à notre table et pratiquer un sacrifice rituel.


 


Un vilain vampire essaye de tirer Lawrence, apprenti tueur de vampires, de dessous la voiture sous laquelle il s'est planqué.


_ Si tu ne sors pas de là, je vais t'arracher le bras ! rugit le buveur de sang.


Anita, à moitié morte par terre, lui balance :


_ Vous ressemblez à une bonne femme qui veut déloger son chat tapi sous le lit !


 


Bon, et maintenant, parlons un peu de mon vampire préféré  :


De son vivant, Damian était un Viking - et je ne parle pas de l'équipe de football américain éponyme. Non : c'était un pillard sauvage, avec la grosse épée et la carte du club pour le prouver.


(petite parenthèse : pour l'épée, c'est totalement vrai, et d'ailleurs, il dort même avec. Après tout, on sait jamais ce qui peut vous attaquer durant votre sommeil...)


 


_ Tu n'es pas un esclave, Damian. Tu as le droit de poser des questions.


_ On m'a donner celui de m'assoir dans le noir et de te regarder dormir.


(waaaaaaah !! je l'adore trop !)


 


Damian déposa un baiser à l'intérieur de son coude.


_ Suis-je en train de te séduire ou est-ce toi qui m'as déjà séduit ?


_ Lève-toi et sors de cette chambre !


(Anita the boulet of boulet)


 


Voilà, j'en ai fini. Snif snif ! Mais je continuerai certainement d'en parler, ne vous inquiétez pas !

Lestat et Buffy

le 21/01/2006 à 16h14

J'ai trouvé cette image dans la bande dessinée Harry Cover : l'ensorcelante parodie.


On y voit Lestat, comme il est décrit dans les chroniques vampiriques d'Anne Rice, avec "Rock Star" marqué dans le dos; et Buffy, avec un collier Bouffy, un tee-shirt Angel et un pieu portable accroché à sa ceinture.

DN Angel

le 05/02/2006 à 15h53

Le seul manga que je lis. Je ne suis pas très branchée manga. Je sais pas trop pourquoi, ça me rebute. Peut-être parce que ça avait mauvaise réputation.


Mais bon...DN Angel, c'est ce qu'on apelle un shôjo, c'est à dire un manga sentimental.


C'est donc l'histoire d'un garçon de 14ans qui est amoureux d'une fille. Jusque là, rien de trop extraordinaire. Mais dès le premier tome, Daisuké (le garçon) se déclare, mais la fille le rejette. Une fois rentré chez lui, ses sentiments amoureux déclenche une réaction de son ADN, et il se transforme en Dark, le voleur fantôme au visage d'ange ténébreux.


Mais voilà, Dark, c'est une tout autre personne, et ils sont obligé de cohabité : Daisuké le timide collégien, et Dark le dragueur pénible.


Mais tout ce complique. La fille qu'aime Daisuké, Risa, est amoureuse de Dark, mais ce dernier est amoureux de la soeur jumelle de celle-ci, Riku. Et Riku aime Daisuké en secret. Quand Dark ressent de l'amour, il se retransforme en Daisuké.


Et par dessus cette embroglio, il y a Hiwatari, un garçon très intelligent dans la classe de Daisuké. Il travaille pour la police et semble déterminé à capturé le voleur fantôme, quitte à utiliser la magie...


 


Bref, je trouve ce manga assez marrant. Et le graphisme est plutôt doux, un rien sensuel.


Donc, DN Angel, aux éditions Glénat, de Sugisaki.

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